L’attentat marocain est décidé au lendemain de celui de
Strasbourg, le 12 décembre 2018. Il est perpétré dans la nuit du 16 au
17 décembre dans la région de Marrakech et frappe deux jeunes touristes
scandinaves dont les corps sont retrouvés le lendemain matin.
Le second s’est produit hier à Kaboul et visait un complexe
gouvernemental. Le bilan de cette attaque se monte actuellement à 43
morts et 10 blessés, pour la plupart des civils.
Le porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale
(DGSN, la police marocaine) est intervenu dimanche soir à la télévision
pour livrer les derniers éléments de l’enquête ouverte après
l’assassinat « terroriste » de deux touristes scandinaves, le week-end
dernier dans les environs de Marrakech.
Boubker Sabik, porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a fait des révélations aux téléspectateurs de la chaîne 2M
sur le double meurtre à caractère terroriste d’Imlil, sur le plateau de
l’émission « Confidences de presse » présentée par Abdellah Tourabi, ce
dimanche 23 décembre.
Un autre a été condamné en 2013 après avoir été proche de réseaux
organisant des départs de Marocains vers la Syrie et l’Irak. Ce serait
lui qui, à Marrakech, anime les rencontres régulières du petit groupe,
qui se radicalise vite et, a priori, sans tisser de liens avec des
groupes à l’étranger.
Le groupe n’aurait pas de cible précise et se contente
d’installer une tente dans un paysage escarpé, puis d’y enregistrer une
vidéo d’allégeance à Daech
Le quatuor se serait entendu mercredi 12 décembre pour passer à
l’acte. Vendredi 14, les quatre suspects quittent Marrakech et
s’installent dans la région d’Imlil, fréquentée par de nombreux
randonneurs. Mais pour le moment, le groupe n’aurait pas de cible
précise et se contente d’installer une tente dans un paysage escarpé,
puis d’y enregistrer une vidéo d’allégeance à Daech (acronyme arabe de l’État islamique). La séquence sera diffusée dans les jours suivant le double meurtre.
Dans la nuit du 16 au 17 décembre, deux jeunes touristes scandinaves
qui comptent gravir le mont Toubkal plantent leur tente le long d’une
route de la région. Leurs corps sont retrouvés le lendemain matin par
des habitants. On ne sait pas comment les suspects ont possiblement
repéré les victimes. Toujours est-il qu’ils repartent en direction de
Marrakech dans la foulée de l’assassinat, alors qu’il ne fait pas encore
jour.
Arrestations et enquête
Le porte-parole de la police a ensuite donné des précisions sur le
déroulé de l’enquête. La piste d’un crime terroriste aurait été retenue
parmi d’autres. Devant une scène de crime étonnante, le ministère public
décide de confier l’affaire au Bureau central d’investigation judiciaire (Bcij).
Les enquêteurs auraient alors vite identifié un des suspects sur la
base de vidéos. Dès le 18 décembre au matin, il est arrêté. Dans la
foulée, les déclarations de ce dernier et les données recueillies dans
la région d’Imlil permettent l’identification des trois autres suspects.
>>> À LIRE – Attentat terroriste au Maroc : neuf nouvelles arrestations
Les auteurs présumés seront arrêtés le 20 décembre au matin, à
proximité de Bab Doukkala, où se trouve l’une des principales gares
routières de Marrakech. Selon Boubker Sabik, la police connaît déjà leur
itinéraire. Les agents attendent que les suspects soient montés à bord
d’un car avant de le stopper et de les y appréhender.
Dans la foulée, l’enquête a amené à identifier et arrêter neuf autres
personnes qui étaient en contact avec les quatre suspects. Lors de ces
interpellations, la police a saisi des matières chimiques permettant de
fabriquer des explosifs. Sabik a aussi évoqué le cas d’une vidéo relayée
sur les réseaux sociaux et présentée par beaucoup comme étant la scène
du crime. La police mènerait encore une expertise à propos de cet
enregistrement.
Attaque d’un complexe gouvernemental à Kaboul : le bilan monte à 43 morts
Des assaillants sont entrés lundi dans des bâtiments qui abritent
plusieurs ministères afghans, après l’explosion d’une voiture piégée.
L’assaut a duré plus de sept heures.
Le Monde avec AFP Publié hier à 17h36, mis à jour à 05h29
Temps de Lecture 1 min.
Des flammes sortent d’un complexe gouvernemental après
l’attaque commise par plusieurs assaillants, lundi 24 décembre. Rahmat
Gul / AP
L’attaque d’un complexe gouvernemental, lundi 24 décembre à Kaboul,
pris d’assaut durant près de sept heures par des hommes armés, a fait au
moins 43 morts et dix blessés, selon un nouveau bilan présenté mardi
par le ministère afghan de la santé.
Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière à Kaboul depuis qu’un
kamikaze s’est fait exploser le mois dernier lors d’un rassemblement de
religieux de haut rang, faisant au moins 55 morts.
Le complexe attaqué lundi abrite des bâtiments des ministères des
travaux publics et du travail et des affaires sociales. L’attaque n’a
pas été revendiquée dans l’immédiat. La plupart des victimes sont des
civils, a précisé le porte-parole du ministère afghan de l’intérieur,
Najib Danish. Les forces afghanes ont tué trois des quatre assaillants
et libéré plus de 350 personnes qui s’étaient retrouvées piégées dans le
complexe, a indiqué M. Danish. Un quatrième assaillant a été tué dans
l’explosion d’une voiture piégée, qui a lancé l’attaque.
Selon des journalistes, de nombreuses explosions ont été entendues
après le lancement de l’attaque, au milieu de l’après-midi. Une épaisse
fumée noire s’échappait du complexe, que survolaient deux hélicoptères
militaires.
Cette déclaration surprise, intervenue sur fond d’efforts pour
relancer les négociations de paix avec les talibans, a pris de court de
nombreux diplomates et responsables politiques à Kaboul. Aucun détail
supplémentaire n’a filtré depuis, et la Maison Blanche n’a rien confirmé
officiellement.
Nombre d’Afghans redoutent pour leur part une chute du gouvernement
afghan, voire une nouvelle guerre civile. Les talibans n’ont pas fait de
commentaires officiels, mais l’un de leurs commandants a salué vendredi
la décision américaine.
Dimanche, le commandant en chef des forces américaines stationnées en
Afghanistan a affirmé n’avoir pas reçu l’ordre de retirer des troupes
du pays, des propos confirmés lundi par la mission de l’OTAN Resolute
Support.
Le président Ashraf Ghani a par ailleurs nommé dimanche deux anciens
responsables du renseignement fermement opposés aux talibans aux postes
de ministres de l’intérieur et de la défense.
Et c’est assez intelligent de sa part, car en effet, cet
individu fait bien partie de la bande de cybercriminels et comploteurs
que réunit autour de sa personne « charismatique » le mythomane Pascal
Edouard Cyprien Luraghi.
Je rappelle que ce dernier est l’auteur d’une revendication assez
explicite quoiqu’elle ne fasse mention de l’attentat à proprement
parler, le jour même des faits, mardi 11 décembre 2018. Il ne pouvait
pas être plus clair, et chacun peut aisément comprendre pourquoi : se
trouvant lui-même sur le territoire français, et non à l’étranger comme
un grand nombre de ses complices, s’il publiait lui-même sous son nom de
plume la revendication officielle de l’attentat, il verrait
immédiatement débarquer chez lui à Puy-L’Evêque tout le gratin de
l’antiterrorisme français avec sa cohorte de cow-boys armés jusqu’aux
dents – le genre de truc qui le fait frémir rien que d’y penser, et
c’est d’ailleurs, comme il l’a encore une fois bien exprimé, la raison
essentielle des attentats qu’il organise ou commandite : sachant
parfaitement bien qu’avec toutes ses dénonciations calomnieuses et
procédures abusives à mon encontre, il tente d’obtenir des droits que
les lois de la République française ne lui accordent pas, il ne veut pas
aller en prison pour s’en être déjà octroyé une bonne partie, relevant
de ce qu’il appelle son « droit d’auteur » : droits de piratages
informatiques, écoutes illégales et autres viols de l’intimité de la vie
privée à l’encontre des « personnages » bien réels et toujours vivants
de ses « romans », afin de se « documenter » à leur sujet, et droit de
publier tous les produits de ces viols ou de ces vols, entre autres
choses, car il s’estime aussi, pour faire respecter son soi-disant
« droit d’auteur », en droit de faire assassiner tous ceux qui peuvent
contrarier ses projets « littéraires », notamment en le dénonçant pour
tous ses viols de l’intimité de la vie privée.
Cependant, il ne va pas se battre sur le terrain, il n’y est jamais,
il préfère manipuler des oufs tous prêts à mourir en martyrs pour lui
assurer gloire et richesse comme « écrivain ».
Et c’est pareil pour chacun de ses complices, dont le sieur Donnadieu
qui est en train d’exploser sur Facebook avec ses chats fichés S
destructeurs de sapins de Noël.
Les publications actuelles de ce dernier traduisent chez lui les
mêmes préoccupations et le même état d’esprit qu’il exposait déjà sur la
toile en novembre et décembre 2014 lorsqu’il s’opposait joyeusement à
la crèche de Noël de son maire à Béziers, en sachant que ses complices
et lui venaient d’obtenir des magistrats ultra CORROMPUS
du Tribunal de Grande Instance de Brest une ordonnance de non-lieu
général pour toutes leurs saloperies à mon encontre depuis 2008, sans
qu’aucun acte d’instruction n’ait jamais eu lieu, les précédentes
enquêtes diligentées par le Parquet de Brest n’ayant consisté qu’en
trois interrogatoires des principaux auteurs des faits entre mars et
juillet 2011 – Josette Brenterch, Pascal Luraghi puis Jean-Marc
Donnadieu -, en fait des auditions libres au cours desquelles ils
avaient pu raconter ce qui leur chantait sans que leurs déclarations ne
soient jamais vérifiées d’aucune manière, notamment par de nouveaux
interrogatoires de leur victime, qu’ils accusaient chacun mensongèrement
de n’importe quoi, l’audition de témoins, ou tout simplement la
consultation des différents sites et blogs en cause.
Les magistrats brestois, qui en définitive s’avèreront tous sans la
moindre exception particulièrement haineux à mon encontre, n’avaient
précisément cherché qu’à recueillir leurs accusations mensongères à mon
encontre pour en faire autant de charges contre moi.
Dès cette époque, ils refusaient de considérer les éléments de preuve que je leur fournissais, et cela a toujours continué.
Ils ont tous une telle haine des ingénieurs qu’ils ont toujours
préféré aux preuves indiscutables et démonstrations rigoureuses de ces
scientifiques les élucubrations délirantes de débiles mentaux qui
mentent et affabulent de manière évidente, pourvu qu’ils accusent tous
ces matheux, les avilissent, réduisent à néant le prestige de leur
intellect.
Lorsque le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi faisait son
retour tonitruant sur le site Rue89 après six mois d’absence pour cause
de complots tous azimuts début novembre 2014, il venait donc d’être
« blanchi » par ces magistrats, et tous ses complices avec lui,
notamment les deux escrocs au jugement Josette Brenterch du NPA de Brest
et Jean-Marc Donnadieu de Béziers.
Bien évidemment, j’avais immédiatement interjeté appel de cette
décision, mais contrairement à ce que la procédure impose alors au juge
d’instruction, celui-ci n’avait pas aussitôt transmis le dossier à la
Cour d’Appel de Rennes, il ne le fera qu’à la mi-janvier 2015, après les
attentats.
En parallèle était fixée pour début février 2015 devant la même Cour
d’Appel de Rennes l’audience où la procédure de Josette Brenterch à mon
encontre aurait dû être réexaminée.
Mes adversaires s’apprêtaient donc à plaider cette affaire dans les
meilleures conditions possibles pour eux moins d’un mois après les
attentats de janvier 2015 à Paris, si une décision inattendue de la Cour
d’Appel de Rennes n’avait encore repoussé cette audience à une date
ultérieure fin janvier 2015.
Voilà pourquoi en cette fin d’année 2014 l’euphorie était aussi
palpable dans leur camp qu’elle l’est encore aujourd’hui de manière
visible chez au moins l’un d’entre eux, Jean-Marc Donnadieu.
C’est dans ces conditions que s’étaient alors produits juste avant
Noël trois attentats successifs annonciateurs de ceux de janvier 2015 à
Paris, dont celui du Marché de Noël de Nantes, commis par un individu
n’ayant aucune attache dans cette ville, mais un passé de délinquant à
Béziers, où Jean-Marc Donnadieu fréquente de nombreux repris de justice
auxquels il dit venir en aide.
Sachant, entre autres choses, que le malade mental extrêmement
dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a vécu trois ans au Pakistan,
je crains qu’il ne s’agisse d’ironie.
Qu’à cela ne tienne…
Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année à tous les pacifistes de Multan et d’ailleurs.
Multan ou Moultan2 (en ourdou : مُلتان) est une ville du Pakistan, située dans le sud de la province du Pendjab et chef-lieu du district de Multan. Avec environ 1,9 million d’habitants en 2017, c’est la septième plus grande ville du Pakistan. Le district de la ville à une population de 3,8 millions d’habitants.
La ville est la plus grande du sud du Pendjab et détient une position centrale au Pakistan. La ville est un grand centre religieux et est aussi connue comme ville du soufisme.
Multan était un des anciens centre du culte solaire zoroastrien en
pleine vigueur à l’époque de la conquête arabe au VIIe siècle. Elle fût
conquise par Muhammad ibn al-Qasim en 712.
Le grand temple du soleil situé au milieu de la ville a été détruit par
Aurangzeb. Les Multanis distinguaient des Indiens zoroatriens.
Démographie
La ville compte 1 871 843 habitants en 2017 selon le recensement officiel, contre 1 197 384 lors de la précédente étude de 19981.
Près de 70 % des habitants de la ville parlent seraiki, qui est d’ailleurs la plus grande ville de l’ethnie Seraiki. De nombreuses ethnies et langues différentes du Pakistan sont présentes dans la ville grâce à sa position centrale, au « carrefour » des quatre provinces du pays.
Économie
L’agriculture est la principale source de revenus, près de 70 % des
habitants tireraient directement ou indirectement leurs sources de
revenus de l’agriculture et aussi de l’élevage3.
La ville contient d’ailleurs de nombreux marchés ouverts. Quelques
industries sont également présentes à Multan, notamment de chaussures,
de boîtes de conserve et de cosmétique.
La ville est relativement bien reliée au réseau de transports du pays. La gare est reliée aux importantes gares des villes de Lodhran (reliée avec Karachi) et Khanewal (reliée avec Lahore), ainsi qu’avec Dera Ghazi Khan.
La ville est reliée avec une route nationale et devrait bientôt être
reliée avec l’autoroute. L’autoroute M-4, en cours de construction,
reliera Multan avec Faisalabad d’ici à fin 2018. L’aéroport international de Multan est situé à moins de dix kilomètres du centre-ville.
Cette vidéo, trouvée sur une clé USB découverte au cours
de l’une des perquisitions entreprises dans la foulée de l’attentat,
tend à accréditer la revendication de l’EI du 13 décembre 2018 qui
contrairement à ce qui fut dit par plusieurs personnalités ne serait
donc pas opportuniste.
Je rappelle qu’en ce qui me concerne, ayant immédiatement reconnu la
signature de mes harceleurs, leur chef ne s’étant même pas gêné pour
publier une revendication le jour même de l’attentat, j’avais notamment
publié, après quatre jours de sidération :
Sauf interpellations rapides de cet individu et de ses complices, cet
attentat du 11 décembre 2018 inaugure une nouvelle série en relation
avec les projets actuels du terroriste en chef à mon encontre.
Il est en effet parfaitement clair qu’ils se sont relancés dans une
nouvelle grosse saloperie, c’est la seule justification ou explication
possible de cet attentat qui survient à peu près comme ceux de décembre
2014 ou de juin 2016, c’est-à-dire qu’il en annonce d’autres plus
importants, qui devraient permettre à leurs commanditaires de laisser
exploser leur joie toujours plus fort à mesure qu’ils vont approcher du
but visé. Le schéma est toujours le même depuis le début, c’est réglé
comme du papier à musique.
Orange avec AFP, publié le samedi 22 décembre 2018 à 15h25
L’attentat de Strasbourg avait été revendiqué par l’organe
de propagande du groupe jihadiste EI quelques minutes après la mort de
Cherif Chekatt.
Une vidéo d’allégeance au groupe Etat islamique (EI) a été retrouvée
sur une clé USB appartenant à Cherif Chekatt, l’auteur de l’attentat du
11 décembre sur le marché de Noël de Strasbourg, selon une source
judiciaire, confirmant une information de l’hebdomadaire Marianne.
L’attentat a fait cinq morts et onze blessés .
Il avait été revendiqué par l’organe de propagande du groupe
jihadiste EI quelques minutes après la mort, sous les tirs de riposte de
policiers et après 48h de traque, de ce délinquant multirécidiviste de
29 ans, fiché S pour sa radicalisation islamiste. Cette revendication,
dans laquelle le groupe EI présentait Cherif Chekatt comme un de ses
« soldats », avait été qualifiée d’ »opportuniste » par le ministre de
l’Intérieur Christophe Castaner et plusieurs analystes.
Armé d’un revolver et d’un couteau
Cette clé USB a été découverte au cours de l’une des perquisitions
entreprises dans la foulée de l’attentat. Le 11 décembre au soir, Chérif
Chekatt avait attaqué des passants dans le centre historique de
Strasbourg, armé d’un vieux revolver et d’un couteau, avant de parvenir à
s’enfuir. Des témoins l’ont entendu crier « Allah Akbar ».
Après deux jours de chasse à l’homme, il a été tué par des policiers
le 13 décembre dans une rue du quartier du Neudorf, au sud du
centre-ville, là-même où les forces de l’ordre avaient perdu sa trace.
Délinquant de droit commun, condamné à 27 reprises et suivi par les
autorités en raison de sa radicalisation islamiste, ce Strasbourgeois de
29 ans avait échappé le matin de l’attaque à un coup de filet dans une
affaire de vol à main armée et de tentative d’homicide, avec « sa bande
de malfrats », selon une source proche du dossier.
Un frère également fiché S
Un homme de 37 ans, soupçonné d’avoir joué un rôle dans la fourniture
de son revolver de la fin du XIXe siècle, a été mis en examen lundi et
placé en détention provisoire. Au lendemain de la mort du tueur, le
procureur de Paris avait déclaré que l’enquête allait « se poursuivre
pour identifier d’éventuels complices ou co-auteurs susceptibles de
l’avoir aidé ou encouragé dans la préparation de son passage à l’acte ».
Un frère de Chérif Chekatt, également fiché S (pour « Sûreté de
l’État) en raison de sa radicalisation, avait fait rapidement l’objet
d’un mandat de recherche du le parquet antiterroriste. Il a été
interpellé en Algérie au lendemain de l’attaque, selon plusieurs sources
proches du dossier. Placés en garde à vue, les parents et deux frères
de Cherif Chekatt ont, eux, été remis en liberté sans poursuites à ce
jour.
« Des notes de renseignement déclassifiées laissent voir
le rôle de courroie de transmission qu’il aurait joué entre les
commanditaires et les tueurs de Charlie Hebdo. » (Mediapart, 21 décembre 2018)
Pour autant, il n’a jamais fait l’objet d’aucun mandat d’arrêt dans
le cadre de cette affaire dont les magistrats instructeurs ont décrété
l’information terminée il y a un mois.
Il n’est même «pas, à ce stade, retenu dans le cadre d’une procédure judiciaire française» quelconque, indique une source judiciaire à Libération, quoique son nom apparaisse dans plusieurs dossiers.
Et à peine son arrestation était-elle connue que le parquet de Paris
s’est empressé, ce vendredi, de prendre ses réquisitions pour les
attentats de janvier 2015, renvoyant 14 personnes devant une cour
d’assises spéciale.
Deux ans après le massacre de Charlie Hebdo,
Mediapart revient sur la surveillance des frères Kouachi par les
services de renseignement les années précédant leur attentat. La justice
avait obtenu la levée du secret défense de 41 notes de la DGSI.
Problème : selon notre enquête, il manque les plus importantes.
En fait, les commanditaires de toutes les tueries terroristes
débutées en mars 2012 sont connus depuis longtemps et il n’est toujours
pas question de les « rechercher ».
Attentats contre Charlie Hebdo : le jihadiste français Peter Cherif, alias Abou Hamza, arrêté à Djibouti
Il a été interpellé à Djibouti par la police française, a appris jeudi franceinfo.
Djibouti se trouve entre l’Éthiopie, la Somalie et l’Érythrée. (GOOGLE MAPS)
Le jihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015,
a été arrêté à Djibouti, a appris franceinfo jeudi 20 décembre.
Également connu sous le pseudonyme d’Abou Hamza, il est depuis en garde à
vue dans l’attente de son transfert en France. Il était l’un des
terroristes les plus recherchés au monde, figurant notamment sur la
liste noire du département d’État américain depuis septembre 2015.
Le degré d’implication de Peter Cherif dans l’attentat contre Charlie
Hebdo reste à déterminer, mais ce vétéran du jihadisme, âgé aujourd’hui
de 36 ans, connaissait les frères Kouachi depuis la fin des années
1990. Ils se sont rencontrés dans le quartier des Buttes-Chaumont à
Paris et ont tous basculé vers une idéologie radicale à partir de 2003. À
l’époque, Peter Cherif agresse à coups de pierres les clients d’un
restaurant juif. « C’est une très bonne nouvelle parce que ce
terroriste a joué un rôle important dans l’organisation de l’attentat
contre Charlie Hebdo », a déclaré vendredi la ministre des Armées, Florence Parly, sur RTL.
Déjà jugé en 2011
Il se dit révolté par l’intervention américaine en Irak et part
combattre à Falloujah, où il sera capturé. Il est détenu à la prison
d’Abou Ghraïb, près de Bagdad, en Irak, avant de s’évader d’une autre
prison irakienne en 2007. Il passe en Syrie et se rend finalement aux
autorités françaises en 2008. Jugé en janvier 2011, il ne se présente
pas devant le tribunal le dernier jour de son procès et disparaît. Il
est localisé quelques mois plus tard au Yémen, où il aurait été en
contact avec Cherif Kouachi, resté en France.
En novembre 2018, les juges d’instruction chargés de l’enquête sur
les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher ont
notifié aux parties la fin de leurs investigations.
Quinze personnes, pour la plupart en détention provisoire, sont mises
en examen dans l’enquête sur ces attentats, qui ont fait 17 morts.
Les conditions de l’arrestation du djihadiste français Peter Chérif
>Faits divers|Eric Pelletier et Jérémie Pham-Lê| 21 décembre 2018, 12h31 | MAJ : 21 décembre 2018, 14h43 |22
Peter Chérif était membre de la filière djihadiste des Buttes-Chaumont à la fin des années 1990. DR
Selon nos informations, le Parisien de 36 ans a été arrêté dimanche
dernier à Djibouti en compagnie de sa femme et de ses deux enfants dans
le cadre d’une coopération internationale.
Les conditions de l’arrestation de Peter Chérif,
l’un des terroristes les plus recherchés au monde, se précisent. Selon
une source proche du dossier, le Français de 36 ans, qui avait disparu
en 2011 pour rejoindre les rangs d’Al-Qaida au Yémen et n’avait plus
donné signe de vie depuis, a été interpellé dimanche dernier à Djibouti
dans le cadre d’une coopération internationale entre les autorités
locales et les services de renseignements français. L’homme était en
compagnie de sa femme et de ses deux enfants, dont les nationalités sont
encore inconnues.
Peter Chérif et sa famille sont actuellement entendus par les
autorités djiboutiennes. Comme l’a précisé une source judiciaire, le
djihadiste natif de Paris n’est pas, à ce stade, retenu dans le cadre
d’une procédure française. Mais la justice recherche Chérif dans le
cadre de plusieurs enquêtes ouvertes au parquet de Paris. Toutefois,
aucun mandat d’arrêt n’a été délivré contre lui dans le cadre des attentats de janvier 2015 de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher.
Un proche des frères Kouachi
Inscrit sur la liste des combattants étrangers établie par le
département d’Etat américain, ce vétéran du djihad en Irak est un proche
des frères Kouachi, assaillants de Charlie Hebdo, qu’il a côtoyés à
Paris dès la fin des années 1990. Peter Chérif est soupçonné d’avoir mis
sur pied la filière dite des Buttes-Chaumont, qui acheminait de jeunes
Français pour combattre l’armée américaine en Irak en 2003.
Parti combattre à Falloujah avant les coups de filets policiers, il
avait ensuite été arrêté puis expulsé vers la France en février 2008. A
son procès en 2011 pour la filière des Buttes-Chaumont, il avait comparu
libre puis s’était enfui au Yémen avant le prononcé de son jugement.
Sur place, la même année, il aurait reçu la visite de l’un des frères
Kouachi. Sept ans plus tard, voilà que Peter Chérif réapparaît donc à
Djibouti, pays situé en face du Yémen. Si le djihadiste est expulsé vers
la France par Djibouti, les services antiterroristes auront de
nombreuses questions à lui poser.
Arrestation de Peter Cherif : « Il fallait absolument trouver des commanditaires pour que l’enquête prenne son sens »
L’avocat Gérard Chemla est revenu sur l’arrestation du jihadiste, plus connu sous le pseudonyme d’Abou Hamza.
L’avocat Gérard Chemla, le 29 avril 2008. (ALAIN JULIEN / AFP)« Il fallait absolument trouver des commanditaires, trouver des organisateurs pour que l’enquête prenne son sens »,
a affirmé vendredi 21 décembre sur franceinfo Me Gérard Chemla, avocat
notamment de la Fédération nationale des victimes d’attentats et
d’accidents collectifs (Fenvac). Il a réagi à l’annonce de l’arrestation jeudi du jihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, auteurs de l’attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015.
Il y a tout juste un mois, les juges d’instruction parisiens avaient annoncé la fin de leurs investigations,
ouvrant la voie à un procès en 2020. Mais l’arrestation de Peter
Cherif, 36 ans, plus connu sous le pseudonyme d’Abou Hamza, pourrait
changer la donne.
franceinfo : Que représente cette arrestation pour vous ?
Gérard Chemla : C’est une prise importante, parce
qu’on sait que c’est un terroriste français, on sait qu’il avait demandé
que cet attentat ait lieu et on sait qu’il avait des liens avec Saïd
Kouachi. Après, est-ce que c’est une prise importante uniquement dans ce
dossier ou dans d’autres aussi, ce ne sont que les enquêtes qui
pourront le dire. Le débat qu’on va avoir, c’est de savoir si la justice
a les moyens de le confondre. Dans d’autres attentats, on voit le nom
d’Abou Hamza [pseudonyme de Peter Cherif]. Il faut le situer et regarder
les éléments qu’on a contre lui. Ce type ne doit pas une nouvelle fois
passer entre les mailles du filet judiciaire.
Qu’est-ce qui vous inquiète ?
À ce stade, on a une arrestation. On sait que jusqu’en 2012, on a la
preuve de liens entre Saïd Kouachi et lui, mais je ne suis pas certain
qu’à ce stade, on ait les moyens d’affirmer qu’une accusation contre lui
est établie. Il est évident qu’il va y avoir une recherche de preuves
parce que la justice ne pourra pas se contenter de le renvoyer devant
une cour d’assises sur des présomptions. C’est vrai qu’on va avoir un
télescopage en termes de calendrier, parce que nous savons que le
dossier de janvier 2015 venait de nous être annoncé comme terminé. Donc
il va falloir que les juges se posent la question de savoir si on a des
éléments qui permettent de rattacher avec solidité Abou Hamza à ce
dossier-là.
Que vont-apporter ces éléments ?
Il faut regarder avec attention ce qu’on peut rattacher comme
éléments avec cet homme-là. S’il y a des éléments, il faut prendre du
temps. Pour l’instant, dans le dossier de janvier 2015, on a des morts
des deux côtés, ce qui veut dire qu’on ne juge que des seconds couteaux
qui n’ont pas participé de façon directe. On n’a pas un auteur. Si on
peut voir le commanditaire, celui qui tire les ficelles, à ce moment-là
on donnerait à ce procès une dimension totalement différente. On ne peut
pas en faire l’économie. Il est évident que les victimes vont demander à
ce que l’on recherche avec attention quels ont été les liens entre
Peter Cherif et les frères Kouachi. Il ne faut pas se précipiter et se
dire que l’on doit passer par une phase judiciaire qui doit se faire
avec mesure et prudence. Donc, on doit laisser un peu de temps aux
enquêteurs et au juge pour établir autre chose que des présomptions.
Pour l’instant on sait que c’est un meneur d’une nébuleuse terroriste.
On peut se dire que ça peut lancer l’enquête.
Le djihadiste Peter Cherif n’a pas été arrêté pour l’attentat de Charlie
Le djihadiste Peter Cherif n’est pas visé par un mandat d’arrêt dans l’enquête des attentats de janvier 2015.
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Le 21/12/2018 à 11:21
mis à jour à 12:12
Peter Cherif, alias Abou Hamza, a été arrêté à Djibouti. Photo Benoit PEYRUCQ/AFP
Le djihadiste Peter Cherif, proche des frères Kouachi auteurs de
l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 et soupçonné d’en être
l’un des possibles commanditaires, n’est pas visé par un mandat d’arrêt
dans cette enquête, a indiqué vendredi une source judiciaire.
Cette figure française du djihad, aussi connu sous le pseudonyme
d’Abou Hamza, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti mais « il n’est
pas, à ce stade, retenu dans le cadre d’une procédure judiciaire
française », a précisé cette source.
« Il ne faut pas donner de faux espoirs aux victimes »
En raison de ses liens avec Cherif et Saïd Kouachi, Peter Cherif a
été présenté par certains médias comme un « possible commanditaire » des
attentats de janvier 2015, une hypothèse reprise vendredi par la
ministre de la Défense Florence Parly. « Ce terroriste a joué un rôle
important dans l’organisation de l’attentat contre Charlie Hebdo »,
s’est-elle félicitée vendredi sur RTL.
« Dire qu’une personne est le commanditaire sans avoir les éléments
pour le dire, cela pertube beaucoup les victimes, a réagi Me Antoine
Comte, un avocat des parties civiles dans ce dossier. Il ne faut pas
donner de faux espoirs aux victimes qui comptent beaucoup sur
l’identification du ou des commanditaires. »
Attentats de janvier 2015 : le parquet requiert les assises pour 14 personnes
Le parquet de Paris demande un procès aux assises pour 14 personnes,
soupçonnées à des degrés divers de soutien logistique aux auteurs des
attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l’Hyper Cacher qui ont fait
17 morts en janvier 2015.
Il revient désormais aux juges d’instruction antiterroristes de
décider de renvoyer tout ou partie de ces suspects devant une cour
d’assises spécialement composée, quatre ans après les attentats des
frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly, les premiers de la vague djihadiste
en France qui a fait au total 251 morts.
Trois des 14 suspects – Hayat Boumedienne, compagne de Coulibaly, et
les deux frères Belhoucine – sont visés par des mandats d’arrêt, étant
partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne.
Les deux hommes sont présumés morts.
Les charges les plus lourdes pour les Belhoucine et Ali Riza Polat
Dans son réquisitoire daté du 19 décembre, un document de quelque 500
pages, le parquet retient les charges les plus lourdes contre l’aîné
des frères Belhoucine, Mohamed, et contre un proche de Coulibaly, pour
sa part en détention, Ali Riza Polat.
Le ministère public souhaite les voir jugés pour « complicités des
crimes » commis par les trois terroristes. Ali Riza Polat, 33 ans, est
mis en cause pour son rôle central, au côté de Coulibaly, dans la
fourniture d’armes utilisées pour les attaques.
Mohamed Belhoucine, lui, est soupçonné d’avoir apporté un soutien
logistique et idéologique. Les enquêteurs ont établi qu’il est l’auteur
du serment d’allégeance au groupe à Daech lu par Coulibaly dans une
vidéo de revendication, et qu’il a pu jouer le rôle d’intermédiaire avec
un commanditaire.
Sur les 18 personnes mises en cause dans cette enquête tentaculaire,
le parquet requiert en outre un non-lieu pour trois d’entre elles. Un
quatrième homme, mineur au moment des faits, a vu son cas disjoint et
transmis au parquet de Lille.
Peter Cherif, lors de son procès à Paris le 26 janvier 2011 Photo BENOIT PEYRUCQ. AFP
Ce jihadiste proche des frères Kouachi, auteurs de l’attentat de
«Charlie Hebdo» en 2015, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti. Il
était en fuite depuis 2011.
Fin de cavale pour le terroriste français Peter Cherif
La scène se passe en 2011 devant la 14e chambre du
tribunal correctionnel de Paris. A la barre, un homme emmitouflé dans
une doudoune noire, le corps un peu vouté, se défend de tout extrémisme
religieux et d’appartenir à une filière parisienne d’envoi de jihadistes
vers l’Irak. Les magistrats ne se doutent pas que ce type à la voix
monocorde deviendra l’un des terroristes les plus recherchés du monde.
Et qu’il s’apprête à leur fausser compagnie: Peter Cherif, qui comparaît
libre, prend la fuite juste avant d’être condamné à cinq ans
d’emprisonnement. Il aura donc fallu attendre jusqu’à ce 16 décembre
2018 pour que les autorités remettent la main sur ce proche des frères
Kouachi, qui ont tué 12 personnes dans l’attaque contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 à Paris. Il a été arrêté à Djibouti en compagnie de sa femme et de ses enfants, selon le Parisien.
Cette capture intervient à un moment particulier puisque les juges
d’instruction qui enquêtent sur la tuerie au sein de l’hebdomadaire ont
notifié aux parties la fin de leurs investigations. Ce vendredi, le
parquet de Paris a d’ailleurs pris ses réquisitions, renvoyant 14
personnes devant une cour d’assises spéciale.
Filière des Buttes-Chaumont
«Peter Cherif n’est pas, à ce stade, retenu dans le cadre d’une procédure judiciaire française», indique une source judiciaire à Libération. Il n’est pas visé par un mandat d’arrêt dans le dossier des attentats de janvier 2015 de Charlie Hebdo,
Montrouge et l’Hyper Cacher. Si son degré d’implication reste donc à
établir, la ministre des armées, Florence Parly, n’a pas hésité à
déclarer, ce vendredi sur RTL: «Ce terroriste a joué un rôle important dans l’organisation de l’attentat contre Charlie Hebdo.» Une
seule chose est sûre: le vétéran du jihadisme, aujourd’hui âgé de
36 ans, devenu un membre actif d’Al-Qaeda dans la péninsule arabique
(Aqpa) au Yémen, était un proche des frères Kouachi depuis la fin des
années 90.
Cette amitié noircit les pages dans l’un des dossiers emblématiques, celui dit «de la filière des Buttes-Chaumont», du nom de ce parc parisien où se retrouvaient les différents membres. Libération écrivait à l’époque: «Ils ont entre 19 et 24 ans. Ils sont français d’origine algérienne, tunisienne et africaine. Ils ont tous grandi dans le XIXe arrondissement
de Paris, occupent des habitations à loyer modéré et pratiquent un
islam poussé à l’extrême. Ils ont fréquenté la même mosquée Adda’Wa de
la rue de Tanger, les collèges Edmond-Michelet et Henri-Bergson, les
mêmes terrains de sport.» Le personnage central s’appelle Farid
Benyettou, officiellement agent d’entretien et officieusement,
prédicateur, autour duquel gravitent notamment Chérif et Saïd Kouachi ou
encore Peter Cherif.
En 2005, le réseau d’apprentis jihadistes est démantelé. Pourtant, un
nom manque à l’appel: Peter Cherif, parti en Irak. Son cas est disjoint
des autres qui seront jugés en 2008. Trois ans plus tard, en 2011 donc,
il se retrouve seul sur le banc des prévenus. Comment Peter Cherif est
devenu Abou Hamza, son pseudonyme guerrier ? Le tribunal retrace la vie
de ce petit délinquant (condamné pour braquages et vol à mains armés),
orphelin de père, qui plonge dans l’islam radical. Lors de
l’instruction, sa mère racontera sa métamorphose à l’été 2003: il
déjeune d’un verre de lait et d’une datte, ne veut plus qu’elle regarde
la télévision, l’oblige à faire la prière cinq fois par jour. En 2004,
il se trouve sur le territoire irakien qu’il a rejoint via la Syrie et
voue allégeance à Abou Moussab al-Zarkaoui, le chef d’Al-Qaeda en Irak.
Pour autant, à l’audience en 2011, Peter Cherif a assuré avoir «tourné la page». «Je suis parti parce que j’étais touché par la misère du peuple irakien, je voulais apporter mon aide»,
éludera-t-il. Sur place, il est blessé par des éclats de mortiers lors
de l’opération américaine «Phantom Fury», destinée à prendre Fallouja.
Le 2 décembre 2004, il atterrit dans la prison d’Abou Ghraib à Bagdad,
et, deux ans plus tard, il est jugé par un tribunal irakien pour
franchissement illégal de la frontière: quinze ans de prison.
Membre actif d’Al-Qaeda dans la péninsule arabique
L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que Peter Chérif est libéré
de la prison de Badoush (à une quinzaine de kilomètres de Mossoul) en
mars 2007 par un groupe de rebelles. En 2008, après avoir rejoint la
Syrie, il finit par se rendre à la France de crainte, sans doute, de
finir dans une geôle syrienne. A l’époque, l’actualité se focalise
nettement moins sur les procès de jihadistes français en Irak et la
justice est moins sévère. Après dix-sept mois de détention provisoire,
Peter Cherif est placé sous contrôle judiciaire. C’est donc libre qu’il
est jugé devant le tribunal correctionnel de Paris. A la barre, il dira
qu’il n’a plus aucun contact avec ses anciens amis des Buttes-Chaumont
et qu’il veut désormais s’insérer professionnellement. Avant de se
volatiliser le jour de sa condamnation.
Un mandat d’arrêt est émis. Depuis, les services français ont
seulement réussi à savoir qu’il était au Yémen et suivre son aura
grandissante en tant que membre actif d’Al-Qaeda dans la péninsule
arabique (Aqpa). Soit l’organisation terroriste qui a revendiqué
l’attentat de Charlie Hebdo. Ce vendredi, le parquet de Paris explique «suivre avec attention l’évolution de sa situation».
Les confidences que pourraient livrer Peter Cherif intéressent
particulièrement les services de renseignements occidentaux. Il figure,
depuis 2015, sur la liste noire des Etats-Unis répertoriant les «combattants terroristes étrangers».
C’est ce qu’affirmait dans un premier temps le 20 Heures de France
2, repris par de nombreux médias. Mais cette information est fausse,
comme l’a depuis reconnu la chaîne publique.
Question posée par Baptiste le 19/12/2018
Bonjour,
C’est en effet ce qu’affirmait le 15 décembre le JT de 20 Heures de France 2 qui, le premier, a recueilli le témoignage du père de Chérif Chekatt, Abdelkrim Chekatt.
France 2 concluait ainsi son reportage : «Les parents de Chérif
Chekatt, divorcés depuis longtemps, affirment ne partager en rien les
idées de leur fils. Le père est fiché S pour fondamentalisme religieux.
Ils tiennent ce soir à présenter leurs condoléances à toutes les
familles des victimes.»
L’information selon laquelle le père du terroriste était fiché S, comme son fils, a dans la foulée été reprise par un certain nombre de médias, dont la Dépêche, le Parisien, Sud-Ouest, Valeurs actuelles, Sputnik, le Huffington Post, la Voix du Nord, etc.
Problème(s) : trois jours après la publication de ce reportage,
France 2 a reconnu que cette information était fausse, ajoutant à la fin
de l’article contenant ce témoignage : «Contrairement à ce qui est indiqué dans le commentaire du reportage, le père de Chérif Chekatt n’est pas fiché S.»
Dans l’ensemble des articles cités ci-dessus, qui ont repris France 2, l’information n’a, pour l’heure, pas été corrigée.
Contactée par CheckNews, une source policière confirme que Abdelkrim Chekatt n’est pas fiché S. Mais, selon cette même source, il a été «identifié comme salafiste, et aurait élevé ses enfants selon les préceptes d’un islam rigoriste». (Ce qui ne suffit pas, preuve en est, à être fiché S).
Rappelons par ailleurs que la fiche S concerne les personnes faisant l’objet de surveillance en raison «de menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l’Etat».
Cordialement
Mise à jour du 20 décembre à 16h : depuis la
publication de notre article, France 2 a supprimé son correctif, et
maintient désormais que le père de Chérif Chekatt est fiché S. Dans
l’attente de vérifications supplémentaires, CheckNews maintient ses
informations.
Cette archive de l’INA de 1976 vient d’être postée sur Youtube, il y a trois jours.
Avons-nous vraiment avancé sur la question de l’égalité entre hommes et femmes depuis cette époque ?
Je crains qu’il n’y ait eu au contraire régression.
Bien des hommes n’aiment toujours pas les femmes intelligentes et ne
peuvent supporter d’être obligés de discuter ou de composer avec elles,
ou pire encore, de se trouver en concurrence avec elles dans les
différents domaines qu’ils estiment toujours leur être réservés –
surtout lorsqu’effectivement elles sont plus intelligentes ou plus
compétentes qu’eux, ce qui est quand même assez fréquent, vu qu’elles
sont toujours plus ou moins sous-employées tandis qu’eux, au contraire,
se voient facilement confier des responsabilités qu’ils sont incapables
d’assumer mais acceptent néanmoins avec fierté -, et bien sûr, le pire
du pire, d’être encadrés ou dirigés par elles.
Leur haine des femmes s’exprime toujours de manière paroxystique
vis-à-vis des femmes ingénieurs, et depuis que celles-ci existent, se
multiplient, ils se sont organisés pour les détruire et les éradiquer
totalement.
Cependant, pour les victimes, la plus grosse surprise vient toujours d’autres femmes.
Toutes jalouses et très ambitieuses, pour la plupart ces dernières ne
peuvent supporter d’être confrontées à des femmes qui elles n’ont pas
besoin de « coucher » pour « réussir ».
Celles-là se rencontrent donc préférentiellement dans les arcanes du
pouvoir, tout près du patron, du chef d’entreprise, de l’homme
politique, de celui qui va favoriser leur avancement dans la
magistrature.
Aussi, lorsqu’à l’instar de la mère maquerelle et criminelle de haute
volée Josette Brenterch du NPA de Brest, certaines magistrates me font
passer – bien évidemment mensongèrement – pour une prostituée et vont
jusqu’à tenter de dissuader mes avocats de me défendre en leur affirmant
que j’en serais bien une, je n’ai pas le moindre le doute sur ce
qu’elles sont et font réellement pour les pires hommes qui soient.
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